En 2012, total des visites: 84607
Visiteurs aujourdhui: 244
Visiteurs actuellement sur le site: 24
-Oui, c'est clair. Perso je pense d'abord à Fugazi et à Quicksand. Après, encore une f...
-yep bastien, ça collerait effectivement assez bien! D'autant que selon à qui tu cause...
-C'est marrant, je me rappelle qu'il y a dix ans, ce style de musique était généraleme...
-J'ai eu l'occasion d'écouter HELMUT ce soir le 11.05.2012 pour le ptit rock et franc...
-"Un énième combo à huit couilles et zéro idées", Matti, tu es un génie! Haha!
-Tout pareil, j'écoute à chaque fois ce CD avec plaisir. Il a la pêche, ce qu'il faut ...
-En fait, ça vaut largement 5 sur 5! Putain d'album de malade! Liftingcore all the way! HA!
-Excellente chronique, excellent groupe, j'aime le gratin.
-Tu les as vu à Gränichen l'année passée? C'était presque de la torture!
-Moi j'aime bien leur renouveau punkrock, même si j'aime bien aussi leur periode hardc...
-Oups grosse bêtise, j'ai mélangé le nom du label (Rise Above) et le vrai titre de l'a...
-Très bon groupe qui semble faire des chansons de plus en plus frappantes! Un des meil...
![]() |
Beneath the MassacreDystopiaPays : Canada Date de sortie : 2008 |
Style : Death-Metal
Pour les Fans de : Despised Icon, Braindrill, Suffocation, Cryptopsy




Après avoir marqué l’univers du metal extrême en sortant « The Evidence of Inequity » (2005) et « Mechanics of Dysfunction » (2007), respectivement chez Galy Records et Prosthetic Records, les quatre Québécois de Beneath the Massacre (BTM) reviennent avec leur dernier album intitulé « Dystopia ».
La période musicale que nous vivons actuellement est marquée par le renouveau de pas mal de styles de musique extrême. Ceci est valable autant pour le grindcore (avec Rotten Sound, Afgrund, Splitter) que pour le thrash, que l’on croyait mort et enterré à jamais (Municipal Waste, Gama Bomb, Bonded by Blood, Evile). Avec BTM, c’est au tour du death-metal de retrouver ses lettres de noblesse.
« Dystopia » est un disque qui s’inscrit dans la droite lignée des précédents enregistrements de BTM. Le style bien caractéristique du groupe est maintenant reconnaissable entre mille, on pourrait même parler d’un « esprit BTM ». A travers les nombreuses écoutes (parfois difficiles) de ce disque, j’ai été frappé par la complexité des compositions, qui, malgré une overdose de technique, sont incroyables de cohérence et d’énergie tout au long du disque.
Musicalement, BTM propose en effet beaucoup plus qu’une simple démonstration de solis de guitares et de blasts en tout genres. Chaque instrument participe à la mise en place d’un carnage sonore dont il est, à priori, difficile d’en tirer une quelconque identité, sens, ou message. Et c’est là, à mon avis, le point fort de ce groupe. Les « riffs » de Chris Bradley créent une ambiance totalement épileptique voire cacophonique, et mettent l’auditeur à rude épreuve. A cela, ajoutez une drum sulfateuse mise en place au millimètre près, pratiquement de façon inhumaine et froide, à la façon d’une boîte à rythmes. Le chant, de son côté, reste linéaire, guttural, et répétitif. Et quand je parle d’esprit BTM, c’est bien de ça que je veux parler : froideur et inhumanité. C’est en ces mots que réside toute l’âme du groupe, et qui se retrouve tout au long de Dystopia. La « dystopie » est un mot signifiant une vision du monde totalement opposée à celle d’un monde « utopique », une société dont les conditions de vie sont misérables, caractérisée par la misère humaine, la pauvreté, l’oppression et la violence. L’univers musical de BTM peut être vu comme une longue descente aux enfers, un passage dans la dystopie. L’identité de ce groupe se trouve dans la froideur de ses compos.
« Dystopia » est un album de death-metal technique teinté d’un feeling hardcore, ou plutôt « Deathcore ». Bien qu’on soit ici en présence d’un disque vraiment malsain et froid, certains morceaux sont de vrais tubes en puissance, comme « Reign of Terror », dont la 1ère minute est une longue successions de riffs frénétiques, enchaînant sur une mosh-part « despisediconienne », de quoi se fracasser les cervicales avec fraîcheur.
Certains diront : « ouais mais c’est que de la technique ». Pour ces gens là, des groupes comme Necrophagist, Suffocation, ou Les Musclés existent. Le public visé par BTM n’existe pas vraiment, ou pas encore. Leur style est vraiment unique, et je ne peux pas vous citer une quelconque influence dans ce groupe. Dire que « ça sonne un peu comme un mélange entre Suffocation, Braindrill et Despised Icon » serait une erreur. BTM a réussi, en 5 ans, à créer un véritable style unique et difficilement imitable, à moins de réussir à se glisser dans l’esprit de Chris Bradley, véritable génie d’inventivité et de recherche musicale. Tout ceci devrait faire plaisir à n’importe quel fan de metal extrême qui pensait que cette scène tournait en rond. Actuellement, les groupes véritablement inventifs se font de plus en plus rares, tout comme les possibilités de révolutionner le style. Ce qui ajoute d’autant plus de mérite à BTM, qui sont pour moi les maîtres du death-metal de la nouvelle génération.
Kronik : Grindbastard 2.0

Label : Prosthetic Records
Myspace : www.myspace.com/btm
Site du label : www.prostheticrecords.com
Kronik ajoutée le : 06/02/2009
Kronik cliquée : 1035 fois
![]() |
![]() |
| www.leechredda.ch | www.cede.ch |
Sly
Bonne grosse tuerie cet album, par ailleurs tu as bien resumé l'esprit du groupe, bonne kro!
Posté le : 06.02.2009 à 09:31