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-Celui qui pondu l'article est un con. L'album n'est pas si dégueulasse qu'il ne le p...
-Thanks pour la critique. C'est moi qui a fait la photo du cover et du back de l'album.
-ça ressemble à terror ce truc ou je me trompe
-led zepplin n' importe quoi et pourquoi pas acdc tant qu' on y'est
-je trouve que depuis qu; ils sont avec stay sick records eh bien je pense qu...
-hey, very nice site.thansk for sharing site Dedicatedhosting4u provides reliable an...
-album super pour ma part rien à dire
-Dispo sur gpsprod.com également :)
-bon album super groupe pour moi c' est bien
-yo ! KK Null sera en concert à Paris aux Instant Chavirés le mardi 6 décembre e...
-je veux dire à tous le gens qui sont sur ce site darkrise c' est nul pas assez de so...
-parfait pour moi et pour vous quelle votre groupe de death mélodique préféré d...
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Rival SchoolsPedalsPays : Etats-Unis Date de sortie : 2011 |
Style : Indie-rock/Post-hardcore
Pour les Fans de : The Get Up Kids, Sunny Day Real Estate, New End Original, Morrissey
Les gars de Rival Schools démontrent par A+B (clin d’œil au titre « A Parts for B Actors »), pile dix ans après la sortie de leur premier album, que leur groupe représente en soi un peu plus qu’une congrégation de hardcore kids repentis. Avec exactement le même line-up que pour le très acclamé « United By Fate » de 2001, juste quelques kilos en plus peut-être, la formation new-yorkaise fait son grand retour avec un « Pedals » riche en rebondissements et au final très réussi.
Le grand point fort de Rival Schools est à mon avis d’écrire de bonnes chansons bien structurées qui font la part belle aux mélodies, et ceci sans jamais se perdre dans des schémas trop complexes. Ce sont dix morceaux bien catchy qui habillent ce nouvel opus tant attendu, et je dois dire qu’il ne m’a fallu que très peu de temps pour pleinement l’apprivoiser, fait plutôt rare de nos jours. Certes, les amateurs des groupes par lesquels les membres de Rival Schools ont fait leurs preuves à la fin du siècle passé trouveront sûrement qu’à force de privilégier une certaine sensibilité pop au détriment de l’aspect brut et énergique de la musique, on se retrouve avec un produit fini un peu trop poli et aseptisé. Laissons les nostalgiques de Quicksand, Burn, Youth of Today et autre Gorilla Biscuits (qui restent des groupes fétiches pour ma part, surtout le dernier, je tiens à le préciser !) se lamenter dans leur coin, car j’ai rarement vu, en toute franchise, une bande de potes persister aussi longtemps dans le milieu du rock underground et élargir leur panel musical d’une telle façon.
Ce « Pedals » démarre au quart de tour avec le titre single prochainement dispo sur 7’’ « Wring It Out ». Un clip vidéo marrant parodiant le film culte « L’exorciste » a été tourné pour cette même chanson. C’est un véritable tube, doté d’un refrain totalement imparable, et d’arpèges à la fois parfaitement exécutés et terriblement bien placés. Le ton est donné. Ça rocke bien, Walter Schreifels est au sommet de son art concernant le chant, la batterie mid-tempo et la basse n’ont pas d’autres prétentions que de garantir une section rythmique solide au morceau, ce qui ainsi donne la possibilité à la guitare d’expérimenter un peu au niveau des sons et des effets, mais là encore en gardant un équilibre sain entre simplicité et sophistication. « 69 Guns » enchaîne dans un registre légèrement plus poppy et mélancolique. La batterie, sur ce morceau en particulier, se met en avant, en mettant le charleston un peu plus à contribution. Un piano se fait même entendre sur le bridge. Troisième titre, « Eyes Wide Open », une petite accélération est au rendez-vous, ce qui amène une nouvelle effusion de fraîcheur, et encore une fois, sans trop s’égarer du fil conducteur. S’ensuit « Choose Your Adventure », une chanson qui débute par une basse en solo avec un son très bizarre et qui sera ensuite pourvue de petites folies, dont un solo de guitare qui me fait clairement penser au Cave In de l’époque « Jupiter »/prog-rock et un orgue étonnant. Le cinquième morceau tape dans le pop-rock semi-acoustique, un tantinet mélancolique, mais tout de même loin d’éventuelles mièvreries. L’instrumental me fait penser au groupe qui accompagne Morrissey aujourd’hui, c’est très propre mais hyper bien effectué. « Shot After Shot » prend ensuite le relais, et là aussi il y a un truc anglais dans l’air, un petit quelque chose vaguement buzzcockien (remis au goût du jour, dira-t-on…), poppy mais frénétique, avec une pointe d’onirisme. C’est à la fois simple et élaboré. Superbe ! On approche petit à petit de la fin du disque, mais aucun répit n’est annoncé. « A Parts for B Actors » laisse une nouvelle empreinte teintée de tristesse, tout en gardant une certaine légèreté. Plus les chansons défilent, plus je me dis que le travail des mélodies est hallucinant, et ceci autant au niveau de la voix que de la guitare. De plus, les influences, bien qu’apparemment multiples (le groupe s’essaie même au reggae sur scène !), semblent avoir été suffisamment bien digérées pour qu’elles ne transparaissent pas avec flagrance. « Big Waves » et « Small Doses », respectivement les numéros 8 et 9, se font une petite place dans la « tracklist » sans créer de déséquilibre importun. Et enfin, « The Ghost is Out There » met un terme au disque, avec des « woo-hoo » que Walter (ou est-ce Ian, le guitariste ? Pour info, celui-ci assure quelques parties chantées en live) négociera sans encombre, malgré le caractère exceptionnellement aigu de ces chœurs. On retrouve quelques notes de piano sur ce titre, ce qui constitue une fois de plus un bon choix, une fois n’est pas coutume.
Bon, vous l’avez compris, j’adore ce disque ! Ceci dit, si je dois émettre une critique négative, je trouve qu’il y a tout de même beaucoup d’effets sur cet album, tout spécialement sur la guitare, et de temps à autre sur la voix. Si ce disque avait eu un caractère un poil plus organique, je crois que là, on aurait atteint le nirvana. Ou quelque chose qui y ressemble en tout cas.
La pochette est une jolie peinture qui représente des fleurs, et donc des pétales. D’où le jeu de mots avec « pédales », outils maintes fois utilisés à travers cet album. Les paroles font recours à un lexique assez abordable, mais les textes restent suffisamment vagues pour donner libre cours à des interprétations personnelles.
« Pedals » est jusqu’à maintenant très clairement l’album de l’année. À vous de juger !
Kronik : Bastien
Label : Photo Finish Records
Site Web : www.rivalschools.net
Myspace : www.myspace.com/rivalschoolsunitedbyfate
Site du label : my.photofinishrecords.com
Kronik ajoutée le : 18/04/2011
Kronik cliquée : 3750 fois
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Merci Dany! Si ça peut te rassurer, j'ai réellement découvert le groupe avec "Pedals"...donc il y a peu de temps...cela dit, je connais plutôt bien le passé musical des membres du groupe, surtout en ce qui concerne Walter Schreifels (GORILLA BISCUITS!!! Entre autres...) et Sammy Siegler (lequel a les particularités d'avoir commencé à jouer dans des groupes très tôt, il devait avoir 12 ou 13 ans, et d'avoir officié temporairement au sein de Limp Bizkit!).
Super kronik ! J'ai aussi beaucoup aimé cet album et d'ailleurs je connaissais pas le groupe avant Pedals. Shame on me.
Merci Matti, c'est gentil! Faudrait quand même que j'aère un peu plus mon texte, là c'est un pavé dans la gueule que le lecteur prend...
Cooool chronique! Ce disque est loin de faire l'unanimité à ce que je remarque (comme tu dis : trop pop, pas assez brut, même pour beaucoup d'amateurs de United by Fate) mais comme toi je le trouve super bien.
matti
C'est vrai que des petits sauts de ligne de temps en temps ça ferait pas de mal hein :-) !
Bon, vraiment cool Pedals mais j'ai quand même un gros gros faible pour United by Fate. Pour moi un peu la continuité des deux albums de Quicksand et de celui de CIV !
Posté le : 19.04.2011 à 10:02