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Fourteen TwentysixIn Halflight Our Soul GlowsPays : Pays-Bas Date de sortie : 2012 |
Style : Electro (Post-)Rock
Pour les Fans de : Our Ceasing Voices, Ben Woods, Nosound




Fourteen Twentysix, d'abord projet solo de Chris Van Der Linden entouré de musiciens de session, est depuis ce troisième album seulement un véritable groupe au line-up défini. Ces Néérlandais officient dans du rock atmosphérico-mélancolique, profondément imprégné d'éléments électroniques, aux structures inhabituelles, en partie déconstruites. 'In Halflight Our Soul Glows' se revendique ouvertement comme "complexe et requiérant une écoute attentive", et à première vue, on ne serait pas prêt à le contredire...
Les mélodies ne sont que peu en cause dans cette affirmation. Menées le plus souvent par la voix trop surfaite pour ne pas avoir été retouchée de Van Der Linden, elles restent assez conventionnels, compensant peut-être leur simplicité par leur bonne interprétation. En effet, que ce soit le chanteur, les guitares acoustiques ou les claviers qui les guident, les lignes mélodiques conservent un côté planant qui se fait efficace, même si tout ne se joue parfois que sur une poignée de notes étirée et relancée. Les thèmes subissent d'autre part de nombreuses modulatoins au sein d'un même morceau, passant d'un instrument à l'autre, ou se chevauchent par endroits, alors voix et choeurs entremêlés croisent des notes au piano à moitié rêvées. C'est sympathique sans surprendre, mais ne donne pas pour autant un air de déjà entendu.
Non, c'est en vérité toute la partie rythmique qui se montre plus ambiguë, plus audacieux dirons certains, trop peut-être dirons enfin d'autres. Partagée entre beats electro et batterie triggée, elle confère à 'In Halflight Our Soul Glows' toute sa difficulté d'écoute en hachant chacun des morceaux de rythmes complexes. On a l'impression d'avoir des pistes déstructurées, asymétriques ; on peine à saisir où est l'intro, le couplet, le refrain ; à repérer l'aboutissement de telle ou telle phrase musicale. Cependant, au fil des écoutes, on se sent bernés par ces rythmes omniprésents qui tranchent et essouflent l'album, qui s'entoure d'une aura d'intelligence peut-être imméritée. Un peu comme Tool qui fait passer pour du 17/5 de "simples" chansons en quatre quarts avec leurs compos démentes. Pour ceux à qui tout ce charabia ne dit rien, comprenez surtout que c'est probablement moins compliqué que ça en a l'air.
L'ennui, c'est qu'on se demande : cette soi-disant complexité, est-elle vraiment la bienvenue? Apporte-t-elle vraiment de la profondeur? On pourra largement préférer par exemple les passages dénués de toute percussion (ils se détachent avec netteté du reste), comme par exemple le court morceau 'Rush_Run', d'une beauté touchante. Et si sur les premières notes du titre d'après 'Little Diamonds', les beats electro sont assez discrets, dans le style de Trentemoller, pour ne pas ôter toute l'émotion portée par la voix, ils évoluent rapidement en quelque chose de plus chaotique et se font trop envahissants pour ne pas fatiguer une oreille non-avertie. L'album recèle bien des moments forts, mais ils sont pour la plupart gâchés par des rythmes trop expérimentaux pour permettre une écoute confortable. Si l'album avait été moins chargé, on aurait été ravi de se détendre pour savourer dans l'intimité ses mélodies abouties et bien agencées. La tâche se révèle cependant carrément impossible lorsque la musique glisse vers de l'indus comme sur 'Sleepwalker' tant les percussions sont lourdes et agressives, ou lorsqu'elle fait miroiter des influences du dubstep comme sur le titre 'Halflight'.
Un bilan général? Difficile d'en tirer un, et c'est peut-être bon signe. Sans certitude, on pourrait avancer que 'In Halflight Our Soul Glows' n'est pas aussi complexe qu'il veut l'être, qu'il se charge d'artifices qui, sans le rendre plus intéressant, renldent l'écoute difficile sinon pénible. Cependant, un auditeur plus averti saura peut-être apprécier l'album à sa juste valeur. Pour aller dans ce sens, en se familiarisant avec l'album au fil de plusieurs écoutes on peut en tirer davantage de plaisir à chaque tentative. Difficile de donner une conclusion générale, tout comme de décreter s'il vaut le détour ou pas. Hum.
Kronik : Loulou

Label : Mine All Mine Records
Site Web : www.fourteentwentysix.com
Myspace : www.myspace.com/fourteentwentysix
Site du label : www.mamrecords.com
Kronik ajoutée le : 26/04/2012
Kronik cliquée : 394 fois
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