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DefeaterEmpty Days & Sleepless NightsPays : USA Date de sortie : 2011 |
Style : Hardcore
Pour les Fans de : Have Heart, Verse




Après deux disques pour le moins remarqués, Defeater est de retour avec Empty Days & Sleepless Nights. Le concept reste identique, avec une histoire qui sert de fil conducteur à l’album.
Empty Days…
Le cadre est le même que celui de Travels, leur premier album, à savoir un drame familial dans l’Amérique post-Seconde Guerre Mondiale. Plutôt que de dévoiler la trame de l’histoire, il est peut-être plus intéressant de se pencher sur les différentes émotions qu’on y trouve ainsi que les interprétations musicales que le groupe nous propose. C’est dans cet exercice que Defeater excelle, avec une variété de nuances utilisées qu’on a peu (ou pas) l’occasion de croiser sur un disque de hardcore. Tout en gardant un fil conducteur dans l’esprit d’un Verse ou d’un Have Heart, chaque instrument apporte sa petite touche : des roulements ou des breaks jazzy à la batterie, des mélodies claires à la guitare, et surtout une voix, qui permettent à l’auditeur de dépasser le stade de l’écoute passive. On se retrouve pris dans l’histoire, on ressent une vraie émotion et une sincérité authentique dans le chant, notamment lorsque le personnage principal de l’histoire est confronté à l’addiction de sa mère à l’héroïne (Her cheating, her weak will, the addiction, the needle dans Waves Crash, Clouds Roll) mais aussi à sa propre addiction à l’alcool (Empts Glass). Le tempo s’emballe quand le héros passe par des sentiments de vengeance ou de colère et le disque se clôt de manière magistrale sur un long crescendo et une coupure nette.
…& Sleepless Nights
L’interlude folk de Prophet In Plain Clothes sur Travels ayant reçu un très bon accueil (le morceau est d’ailleurs toujours joué en live, avec le chanteur seul à la guitare, sans micro ni amplification), Defeater nous propose quatre titres en acoustique sur la seconde partie de l’album. On s’éloigne un peu de l’histoire de base, ces morceaux pouvant se replacer en tant qu’interludes, au fil de Travels et Empts Days. Là encore, c’est une réussite. On est bien loin des clichés « acoustique gentillet », le son de guitare est très brut, on entend beaucoup les cordes, et les orchestrations du reste du groupe ainsi que d’un violon, un violoncelle et une guitare pedal-steel, sur But Breathing et Brothers, bien qu’une peu en retrait, l’accompagnent à merveille.
Comme Defeater est du genre à bien faire les choses, le livret qui accompagne le disque (on a presque envie de dire que c’est le disque qui accompagne le livret) ne compte pas moins de 64 pages, avec paroles et textes complémentaires à l’histoire, ainsi que de nombreuses photos et illustrations, le tout en noir et blanc pour rester dans la ligne graphique adoptée depuis ses débuts.
Avec ce troisième disque, la suite logique de ses prédécesseurs, Defeater confirme qu’il est un groupe à part dans la scène actuelle, en réussissant à intégrer les aspects émotionnels, que l’on retrouve par exemple dans l’opéra, dans un disque de hardcore. Bravo !
Kronik : Pete

Label : Bridge Nine Records
Myspace : www.myspace.com/defeater
Site du label : www.bridge9.com
Kronik ajoutée le : 01/04/2011
Kronik cliquée : 1622 fois
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| www.leechredda.ch | www.cede.ch |
C'te kronik d'emo! ;-) Non je rigole, super kro, super album!
Nasti
Merci Pete....t'as tout compris !!! :)
Posté le : 02.04.2011 à 09:51