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Living Fields, TheRunning Out Of DaylightPays : USA Date de sortie : 2011 |
Style : Doom Metal
Pour les Fans de : Aquilus, While Heaven Wept




'Running Out Of Daylight' est le second album de The Living Fields. Ce groupe américain de doom s'était fait remarquer par un premier album d'une originalité intrigante, ce qui leur avait permis de signer chez Candlelight Records pour pondre un autre opus au moins aussi bon. Celui-ci, malgré la grosse écurie qui le couvre, est sorti en juillet dernier dans l'indifférence générale. Un jugement un peu hâtif peut-être.
'Epic Progressive Doom Metal', dixit Encyclopaedia Metallum. Le genre d'étiquettes qui n'aide pas beaucoup le non-initié. Aussi, pour vous donnez une idée du style de The Living Fields, prenez du doom, pas trop old-school/traditionnel si possible, sans LSD, du style du début de la vague british des années 90. Ponctuez-le d'occasionnels sautes d'énergie symphonico-vikingo-épiques, en vous arrangeant pour les introduire par des surprenantes transitions. Le chanteur, confiez-lui une voix tantôt death/black, tantôt claire, avec ou sans choeur, et parfois tout en même temps. Votre voisine ferait pas du violon? Eh bien invitez-la, avec sa copine violoncelliste, mais dites-leur d'accorder leurs instruments de façon improbable (c'est du moins l'impression qu'on a à l'écoute du premier titre "Remnant"). Et si les demoiselles vous regardent avec des yeux de merlans frits en entendant votre requête, expliquez-leur que vous bossez sur un nouveau concept. Répandez enfin de nombreux interludes folk-acoustiques sur le tout, et servez chaud. Le goût que ça aura? Personne n'en sait trop rien...
...et après quelques écoutes, on peine toujours à s'en faire une idée précise. Au sein d'un seul morceau, The Living Fields nous emmène de motifs tristes à d'autres joyeux, de tons lourds et sombres à d'autres entraînants. De même, on galère à apprécier la prestation des cordes, car on ne comprend que rarement leur pertinence au fil des chansons... Peut-être la faute est-elle à imputer à la production, elle aussi un peu le cul entre deux chaises. Cette dernière ne valorise en effet que peu les instruments traditionnels, même si elle se révèle capable de donner une puissance remarquable à certains passages, comme lors du refrain de "Perseverance" qui, désolé de citer un groupe si underground, m'a aussitôt rappelé l'excellent groupe australien Aquilus.
Ce refrain témoigne du potentiel du groupe, qui pourrait aussi figurer dans le titre éponyme, véritable saga musicale de plus d'un quart d'heure. Aussi, on sait qu'on peut attendre beaucoup de The Living Fields. Seulement les bonnes idées sont exploitées de manière parfois déplacées, a-t-on envie dire. Est-ce le résultat d'une quête d'originalité, ou plutôt d'une composition hasardeuse? Difficile de trancher, mais à régulièrement on sent notre coeur à deux doigts de s'emballer, avant de l'entendre retomber, confus devant la non-conventionnalité du groupe. Il ne s'agit pas ici d'influences progressives, ne vous fiez pas à ce libellé, mais ça sent à priori une approche assez libertaire de la musique au cours de la composition. Au grand dam de certains, au bonheur d'autres.
En somme, 'Running Out Of Daylight' vaut le détour, seulement il laisse l'auditeur si perplexe que la crédibilité de la formation en prend un coup. Est-ce qu'elle souffre d'un manque d'inspiration? Ou peine-t-elle à trouver sa juste voie? Quoi qu'il en soit, poser une oreille sur cette galette ne sera pas peine perdue, avis aux curieux avides de nouveauté!
Kronik : Loulou

Label : Candlelight Records
Site Web : www.thelivingfields.com
Myspace : www.myspace.com/thelivingfields
Site du label : www.candlelightrecords.co.uk
Kronik ajoutée le : 11/02/2012
Kronik cliquée : 162 fois
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