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Spanish Love Songs

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Avant leur tournée européene et leur passage à l'Obenuse Fest de Zurich, on a eu la chance de s'entretenir avec Dylan, le chanteur/guitariste de Spanish Love Songs.

Spanish Love Songs

rose Salut Dylan et merci de prendre un peu de temps dans ton agenda très chargé afin de répondre à mes questions. Pour commencer, comment décrirais-tu le groupe à quelqu'un qui n'aurait jamais entendu parlé de vous?

Merci à toi ! C'est toujours assez difficile de répondre à cette question. Récemment j'ai commencé à plaisanter et dire qu'on était un groupe de "So-Cal" émo. Plus sérieusement, je dirais à quelqu'un qu'on fait de la musique sincère. Si la personne apprécie cela, elle devrait écouter ce qu'on fait.

Vous avez récemment signé sur le label A-F Records et votre nouvel album sera distribué par Uncle M en Europe. Peux-tu nous raconter comment tout cela s'est produit ?

On a notre ami Gregory (qui est d'ailleurs responsable d'une super agence de booking/management qui s'appelle Midwestern Anxiety) à remercier pour ces deux labels. Il a envoyé notre album à Uncle M juste après qu'on ait terminé de l'enregistrer. J'ai d'ailleurs eu mon premier contact avec eux par téléphone lorsque j'ai rendu visite à Gregory en août dernier.

Durant le même voyage, un certain nombre d'entre nous (incluant ma pauvre mère…) étions en train de boire des verres à Anvers quand quelqu'un a mentionné Anti-Flag. Alors qu'on était tous en train de parler d'eux et de se souvenir de ce groupe, la machine Gregory s'est mise à fonctionner. Le lendemain, il a trouvé l'e-mail du manager du label A-F Records et il lui a envoyé notre album. Le jour où je suis rentré d'Europe, j'ai reçu un appel de A-F Records et ils étaient motivés à travailler avec nous. Une fois que ça c'était fait, je pense qu'on avait l'air assez crédible aux yeux de Uncle M pour qu'ils veuillent collaborer avec nous.

Je n'arrive toujours pas à croire que tout cela se soit passé. On a tellement de chance.

D'un point de vue extérieur, on a l'impression que beaucoup d’événements se sont produits en une année pour le groupe. Beaucoup de personnes, que ce soit en Europe ou aux USA, découvrent Spanish Love Songs. On parlait de vous au fameux The Fest par exemple, et maintenant vous revenez en Europe pour une tournée. Quel regard portez-vous sur tout cela ? Y a-t-il un moment particulier, un concert ou quand vous étiez en train d'enregistrer votre nouvel album où vous vous êtes dit : "Putain tous ces efforts commencent enfin un peu à payer"

C'est vrai que pleins de bonnes choses se sont passées. On ne réalise pas vraiment ce qu'il nous arrive mais c'est vraiment cool. On essaie de ne pas avoir d'attentes trop grandes parce qu'on a remarqué que si on gardait nos attentes assez basses, toutes les petites choses les excèderont.

Jusqu'à présent, je ne pense pas qu'on ait eu un moment où tout a changé en particulier. Au contraire, c'est toutes ces petites choses comme signer chez des plus gros labels, avoir plus de monde à nos concerts et rencontrer de nouveaux fans, qui sont vraiment une grosse motivation à travailler plus dur. On n'a pas tourné autant que l'on aurait dû et on a pas produit assez de musique non plus. On est en train de réaliser qu'on peut être un vrai groupe car avant on avait toujours vu le groupe comme un hobby, qui nous permettait de faire des trucs cools de temps à autres. On n'a vraiment pas envie de décevoir.

Les concerts à The Fest nous ont fait sentir comme le groupe le plus spécial du monde. Avoir autant de monde qui soit venu nous voir a laissé notre groupe en état de choc.


Vous venez de jouer au Musink Festival (festival de Travis Barker de Blink-182) et c'est vraiment super cool, félicitations. Comment tout ça s'est passé et comment c'était ?

On ne sait toujours pas comment on a fait pour finir sur cette affiche mais c'était une journée incroyable. Le staff s'est magnifiquement occupé de nous et il y'a beaucoup de monde qui était déjà présent en début de journée pour les concerts. On a aussi pu mater des shows de certains de nos groupes favoris. On ne peut vraiment pas se plaindre de tout ça.


Votre nouvel album se nomme "Schmaltz". Une traduction possible de ce mot en allemand est d'ailleurs "Graisse d'oie" pour la petite anecdote. Que signifie "Schmaltz" pour vous et y a-t-il quelque chose de spécial derrière ce titre.


Je pensais clairement à l'usage plus familier de ce terme. Le titre de l'album (que l'on peut traduire par mièvrerie) est un moyen de se moquer de nous-mêmes de manière ironique. Il y a pas mal de gens qui trouvent que notre style est trop émotionnel et pas cool. Donc "Schmaltz" semblait être un titre parfait.


Personnellement, je trouve que le morceau "Joana, In Five Acts" est un chef d'œuvre absolu. Votre son s'est vraiment affiné et vous avez développé une identité musicale bien à vous. En quoi "Schmaltz" est différent de "Giant Sing The Blues" ?

Merci! Je pense que tu as déjà répondu à la question. Sur cet album, on a vraiment été capable de définir le son de SPS et d'écrire les meilleures chansons possibles. Ça aide aussi que j'ai écrit cet album dans un laps de temps d'environ 4 mois, comparé à Giant Sing The Blues que j'avais écrit en 3-4 ans (et avec 3 groupes différents). L'album est aussi plus structuré, il y a plus de cohésion entre les titres. Pas mal de tout cela vient du fait de mieux comprendre notre groupe


La pochette de "Schmaltz" est très différente que celle de "Buffalo Buffalo", votre Ep précédent, ou même de "Giant Sing The Blues". Qui s'est occupé du design du nouvel opus et qu'est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de cette pochette ?

Notre incroyable ami/artiste Christopher Kettner (@alanthewizard) s'est occupé de tout ce qui est en lien avec l'agencement/disposition des éléments sur la pochette (tout comme pour notre dernier Ep). C'est marrant car on avait fait la même sorte de pochette pour la version originale de "Giants" mais c'était quand personne n’écoutait notre groupe. Foncièrement, on n'a pas changé grand-chose. Par contre, on s'est vraiment donné à fond et on a fait très attention aux détails pour être sûr que cela soit exactement comme on le voulait.

Sinon pour ce qui est du look plus général, c'est une photo de mon grand-père. Il est le sujet d'une des chansons de l'album et on trouvait que cette image de lui en train de chercher des métaux était une belle synthèse de la vie. Ensuite j'ai tout fait écrire à la main à notre pauvre Kettner parce que le design était vachement plus cool. Ce mec est vraiment le meilleur.


Comment avez-vous choisi le nom le plus impossible à trouver sur les moteurs de recherche, j'ai nommé "Spanish Love Songs" ?


Il y a un avocat à LA qui a son nom collé sur toutes les affiches de bus. Il s'appelle "Juan Jose Dominguez". J'ai plaisanté et dit aux autres que l'on devrait appelé notre groupe "Yo Soy Juan Dominguez". Tout le monde a détesté cette idée, par contre l'idée d'avoir quelque chose en espagnol nous a plu. On a terminé de je ne sais quelle manière avec "Spanish Love Songs". On n'a pas pensé une seule seconde à comment les gens allaient nous chercher sur internet parce qu'on pensait pas que des personnes allaient nous y chercher. C'était la pire décision du monde.

Cependant, c'est incroyable le peu de gens qui pensent à chercher spanishlovesongs.com


Pensez-tu que les réseaux sociaux sont indispensables pour un groupe ? Comment gérez-vous votre présence online ? Est-ce que vous communiquez avec les fans qui vous écrivent ? Aimez-vous en avoir la possibilité ?

C'est absolument indispensable pour nous. Gabe et moi-même, nous nous occupons de tout, même si je commence gentiment à les traiter comme des comptes personnels (surtout notre Twitter). On essaie vraiment de répondre à toutes les personnes qui nous écrivent, car notre groupe a grandi grâce à la gentillesse des gens. On est pas un groupe flashy, on est le genre de groupe dont ton ami te parle et au bout d'un moment tu te dis "Comment ça se fait que j'ai jamais entendu parler d'eux?"


J'adore cette possibilité de pouvoir communiquer avec des gens à travers le monde entier, ou le fait que des personnes puissent venir online et nous dire qu'on craint. Mais s'occuper de tous les comptes et créer du contenu en permanence, c'est vraiment du boulot et c'est un peu fatiguant des fois. Je pense que j'ai été créé pour être dans un groupe des années 90.

Pensez-vous que vous pourriez utiliser une plateforme de financement participatif pour un album? Une tournée ? Ou tout autre style d'objets à vendre ?

Je n'aime pas dire non, mais je pense vraiment pas. Je l'ai fait sur des films et j'ai pas du tout aimé le processus. Je sais que notre groupe vit seulement du soutien d'autrui mais j'ai pas envie de devoir vendre un album avant qu'il ne soit composé et j'ai encore moins envie de donner des nouvelles régulières à propos de celui-ci.

Je pense qu'on utiliserait une de ces plateformes si une catastrophe arrivait et que l'on n'avait pas d'autres choix pour continuer le groupe. A part ça, non.


Avez-vous un moyen de vous départager si vous n'êtes pas d'accord en tournée? Feuille-caillou-ciseau ou un autre système?

Je crois que la procédure à suivre est de me dire que j'ai raison et ensuite de m'ignorer pendant quelques heures le temps que je ronchonne. Tout le monde s'entend bien. Je peux être un peu chiant si je n'ai pas mangé ou quand je prends les choses trop à cœur. Cependant, tout s'arrange toujours avant le début d'un concert et on se fait un gros câlin.


Quels sont selon-vous, les points positifs et les points négatifs d'une tournée ? Plus particulièrement en Europe ?

Les points positifs : Voir de nouveaux endroits, manger plein de trucs, jouer de la musique tous les soirs et rencontrer de nouvelles personnes.

Les points négatifs : être pauvre, faire 2 mètres et pas pouvoir dormir dans un van, perdre ma voix si je ne fais pas attention à moi-même et se laver avec des serviettes hygiéniques pour bébé.

Quel(s) groupe(s)/album(s) t'ont fait plongé dans le punk/rock/hardcore ou appelle-ça comme tu veux, quand tu étais ado?

Durant mes jeunes années, mon grand frère m'a donné 4 albums qui m'ont branché sur le punk. "Dookie" de Green Day et "Smash" de The Offspring quand j'avais 6 ans et un peu plus tard "Dude Ranch" de Blink-182 et "Blue Skies Broken Hearts Next 12 Exits" de The Ataris. Je crois qu'il m'avait aussi donné un album de AFI. J'étais un petit garçon un peu bizarre.

Est-ce que vous préparez un concert d'une manière différente si c'est un plus grand festival ou une petite salle ?

Pas vraiment. On a remarqué qu'on n'était pas réellement fait pour les grandes scènes alors on essaie de bouger un peu plus si l'espace nous le permet. Un jour, j'adorerais pouvoir courir partout et motiver la foule comme si on était "The E Street Band" ou un truc du style.

Tu travailles dans l'industrie du cinéma, est-ce que tu t'occupes toi-même des clips du groupe ou quelqu'un d'autre s'en charge ?

Mon réalisateur associé et moi-même, nous nous sommes occupés de toutes nos vidéos. On adorerait pouvoir amener plus de gens de notre travail mais on a simplement pas le budget pour ça.

Gabe et toi, vous êtes plutôt habiles avec cette épée dans le clip de "Bellyache". On ose encore venir dans les premiers rangs à vos concerts ou il faut définitivement pas essayer de vous voler le micro ?

Je pense que c'est plutôt le fait qu'on soit grand plus que vraiment adroit avec les épées. Mais non, on est des grands sensibles. Venez dans les premiers rangs et dites-nous bonjour !


Un dernier mot pour nos lecteurs ?


Merci de nous écouter ! On est impatient de tous vous revoir très bientôt. Allez à un show au "Trou" (l'emblématique salle de Salavaux!) si vous ne l'avez pas encore fait!

Interview : Ludo-core

Plus d'infos :

Label : A-F Records et Uncle M

MySpace : facebook.com/SpanishLoveSongs

Site Web : spanishlovesongs.com

Site du label: a-frecords.limitedrun.com uncle-m.com


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